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D’abord la violence – puis son redoublement par celle de l’injonction à ne pas la vivre comme telle – violence muette du renoncement à soi.

la violence nécessite pour être entendue, donc dite, l’expérience de la violence.
La violence ostracise du territoire commun, ampute d’une langue commune.
Elle est en surplus violence de cette dépossession.

On peut se flageller sur le papier
ça n’est pas bien douloureux.

Le médiocre s’élève par procuration ou par meurtre. C’est dans l’adoration vide de celui-là, ou en se hissant sur des cadavres à coup de sentences assassines, qu’il trouve sa hauteur et son plaisir.

En dehors de tout regard, rien.

Le drame de l’individu, la nécessité d’être vu

et pour chaque homme, celle d’être regardé.

Ainsi, tous, nous tentons d’être quelqu’un pour quelqu’un.

Qu’est ce qu’un Homme ? Rien de moins qu’une Éthique, rien de plus qu’une Idée. Nous nous attardons un peu auprès de quelques êtres seulement. Un seul est, ou devrait être, inépuisable.

Une éthique, exiger encore quelque chose de soi.