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D’abord la violence – puis son redoublement par celle de l’injonction à ne pas la vivre comme telle – violence muette du renoncement à soi.

la violence nécessite pour être entendue, donc dite, l’expérience de la violence.
La violence ostracise du territoire commun, ampute d’une langue commune.
Elle est en surplus violence de cette dépossession.

On peut se flageller sur le papier
ça n’est pas bien douloureux.

Le médiocre s’élève par procuration ou par meurtre. C’est dans l’adoration vide de celui-là, ou en se hissant sur des cadavres à coup de sentences assassines, qu’il trouve sa hauteur et son plaisir.

En dehors de tout regard, rien.

Le drame de l’individu, la nécessité d’être vu

et pour chaque homme, celle d’être regardé.

Ainsi, tous, nous tentons d’être quelqu’un pour quelqu’un.

Qu’est ce qu’un Homme ? Rien de moins qu’une Éthique, rien de plus qu’une Idée. Nous nous attardons un peu auprès de quelques êtres seulement. Un seul est, ou devrait être, inépuisable.

Une éthique, exiger encore quelque chose de soi.

La beauté ne nous sauve pas du monde, nous n’avons pas à être sauvé, elle nous rend à lui.

Un grand chagrin

Au fond, il ne l’aimait pas, mais il avait fini par aimer beaucoup l’idée qu’il se faisait d’elle, aussi lui fut-il assez douloureux de la perdre.

Un grand chagrin d’amour propre.

il y a toujours un écart tristement comique entre le personnage que l’on a le courage d’être en dehors de l’épreuve du vivre et celui que l’on n’ assume pas d’être dans la médiocrité, la seule aimable, du vivant.